Haro sur l’exploitation sexuelle des mineurs

Carrefour des lecteurs
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Le Soleil
Le magnifique et pertinent travail qu’effectue la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs, dirigée par le député Ian Lafrenière avec une équipe de partenaires de différents partis dont la couleur politique est demeurée au vestiaire, mérite notre grande admiration.

Ces gens sont tous empreints et motivés par un humanisme sans limites et pur afin d’éradiquer ce fléau social! Cette commission, souhaitons-la définitivement efficace, ouvre une fenêtre sur un monde aussi réel que triste et désolant!

Mais que se passe-t-il dans la tête d’un client doté, supposément, d’une intelligence et de valeurs humaines pour exploiter et détruire la vie de jeunes filles ou garçons? Besoins et désirs effacent tout! Comment les scrupules des clients disparaissent-ils en une fraction de seconde pour devenir sciemment obsédés à travers une kyrielle de raisons? 

Pour sa part, le proxénète est un pauvre baudet, inhumain, maître manipulateur qui représente ce qu’il y a de plus minable et dégradant dans la société! Un termite social!

La Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs devra, je l’espère, prendre littéralement le taureau par les cornes pour diminuer en majeure partie l’exploitation ciblée des mineurs! Il sera alors primordial d’établir des mesures coercitives avec des ressources ambitieuses pour décourager toutes les possibilités de prostitution et de récidives. Je préfère de beaucoup la prévention à la répression! Les victimes ont droit à une vie heureuse et noble!

Michel Beaumont, Québec

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OUI AU RÉFÉRENDUM

Dans la lutte à deux à laquelle se sont livrés le Parti libéral et le Parti québécois (PQ) depuis le début du siècle, il m’a semblé sage que ce dernier ne s’engage pas à tenir un référendum une fois élu, parce que l’indépendance était au plus bas dans le cœur des Québécois et que de laisser les libéraux au pouvoir aurait notamment pour conséquence de fragiliser davantage notre seule langue officielle.

Mais depuis que la Coalition avenir Québec (CAQ) est au pouvoir, je constate qu’elle protège le fort (elle réclame du fédéral des pouvoirs supplémentaires, elle a réduit l’immigration, a amélioré la francisation, a adopté la loi sur la laïcité de l’État et elle veut renforcer la loi 101). Voilà pourquoi le PQ ne doit plus hésiter dorénavant à prôner ce pour quoi il existe essentiellement : l’indépendance du Québec. Je prédis que son score sera meilleur aux prochaines élections s’il promet la tenue d’un référendum. Mais s’il perd malgré tout, il y a fort à parier que la CAQ sera quand même là pour veiller au grain.

Comme le parti de François Legault joue en somme le rôle que joue le PQ depuis le dernier référendum, ce dernier doit maintenant reprendre la place qui était la sienne au temps des beaux jours de René Lévesque et de Jacques Parizeau.

Sylvio Le Blanc, Montréal