La directive serait appliquée dans quelques écoles, sans toutefois affecter la majorité des établissements de la commission scolaire de la Capitale.

Halloween ou pas?

Saviez-vous que le conseil des commissaires de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries (CSDPS) interdit les bonbons à l'école. Il y a quelques années, le MELS a décidé de faire la guerre à la malbouffe. Le conseil des commissaires (ce sont des parents) de la CSDPS a choisi de pousser plus loin l'idée de la malbouffe en y ajoutant les bonbons. Selon eux, cela revenait aux enseignantes et aux enseignants d'inculquer la saine alimentation. Bonbons à l'école = interdiction. Donc, il fallait laver plus blanc que blanc.
Aujourd'hui, ce sont les parents qui rouspètent, les cadres et le ministre qui affirment que les jeunes sont pris en otages. Pauvres enseignantes! Peu importe ce qu'ils font, il y'a toujours quelqu'un pour les dénigrer.
Êtes-vous déjà allé dans une école la journée où il y avait une fête d'Halloween? Moi, j'y étais l'an dernier. Il n'y a rien de possible au niveau académique. Les jeunes sont tous simplement survoltés.
Sincèrement, je pense que les jeunes ont plus besoin de temps de classe que de bonbons.
En passant, avez-vous pensé ce qui allait arriver en 2021 lorsque l'Halloween sera un dimanche? Avez-vous visité vos souvenirs d'enfance pour être certaine que cette fête est soulignée chaque année?
Avez-vous pensé à l'enseignante qui a trois ou quatre jeunes dont les parents ne veulent pas que leurs enfants souligne cette fête pour des croyances religieuses?
Dans toutes les écoles du Québec, les enseignantes du primaire adaptent leurs contenus au quotidien et au vécu des jeunes. Lorsque vous étiez au primaire, les textes que vous lisiez durant la semaine avant l'Halloween portaient sur quelle thématique?
Stéphane Charest, enseignant, Québec