Guichet de l’IRDPQ

Considérant que l’opinion spontanée comporte un grand fond de vérité, les excuses tardives de Denis Laforest ne me convainquent nullement de la virginité des caisses Desjardins et de leurs dirigeants.

Le retrait du guichet de l’IRDPQ est pour moi l’occasion d’une grande fierté. Je suis en effet très fier de ne plus être membre d’une caisse ou des caisses Desjardins. Je suis de la génération pour qui la cohérence entre la mission et les services était significative au sein du mouvement, quitte à ce que les visées lucratives laissent place à certaines générosités. Rien de tel, semble-t-il, chez les nouvelles têtes dirigeantes qui se sont senties obligées de prendre publiquement la défense de la présente décision, adoptée, semble-t-il également, après mûres évaluations de toutes les options et de tous les enjeux. Peut-être y a-t-il un mince espoir dans le fait, à ma connaissance, qu’aucune femme impliquée dans les affaires des caisses n’ait pris la parole? Peut-être, comme on le laisse souvent entendre, ont-elles une sensibilité différente qui, même dans le monde actuel des affaires, laisse place à un certain humanisme. Si jamais un mouvement ou une fondation était créé(e) pour procurer aux usagers de l’IRDPQ un service équivalent à celui dont on les prive, nous serions possiblement plusieurs à l’appuyer concrètement.

Serge Robitaille

Québec