Garder la tête froide

Dans cette quête de vérité à laquelle nous sommes confrontés depuis l’arrestation du député Guy Ouellette, la question est de savoir qui, entre les accusateurs et les accusés, apparaissent les plus crédibles et dignes de confiance.

Tant que les allégations de Guy Ouellette et d’Annie Trudel ne seront pas appuyées par des témoignages et de convaincants éléments de preuve, on aurait tort de mettre en doute la crédibilité des versions de l’UPAC et de l’AMF, ces institutions étant réputées intègres et indépendantes du pouvoir politique.

Quant au processus qui a mené à l’arrestation du député, il ne saurait être plus rigoureux, ayant été sanctionné par un juge de la Cour du Québec et le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Avec, en toile de fond, intérêts partisans, conflits de personnalités, guerre de pouvoir et vieilles rancunes entre policiers, on aurait tous avantage, parlementaires en tête, à garder la tête froide et éviter, comme semble l’avoir fait Jacques Chagnon, de miner prématurément la confiance des citoyens envers leurs institutions. Seul l’avenir saura nous dire «Qui dit vrai?»

Jean-Paul Plante, La Malbaie