Le pape François.

François doit passer de la parole aux actes

Dès le début de son pontificat, le pape François a démontré une ouverture évangélique qui a ravivé l'ardeur religieuse d'une multitude de catholiques qui s'étaient éloignés d'une Église enlisée dans l'orthodoxie sclérosante, héritée de ses prédécesseurs. Toutefois, à la fin de sa première année à la tête de l'Église catholique, force est de constater que les espoirs qu'il a fondés ne réussissent pas à franchir l'étape des paroles et que les actions concrètes tardent à se manifester.
Dès le début de son pontificat, le pape François a démontré une ouverture évangélique qui a ravivé l'ardeur religieuse d'une multitude de catholiques qui s'étaient éloignés d'une Église enlisée dans l'orthodoxie sclérosante, héritée de ses prédécesseurs. Toutefois, à la fin de sa première année à la tête de l'Église catholique, force est de constater que les espoirs qu'il a fondés ne réussissent pas à franchir l'étape des paroles et que les actions concrètes tardent à se manifester.
À titre d'exemples, son discours sur des thèmes aussi cruciaux que le divorce, l'avortement, le mariage homosexuel ou la place de la femme dans l'Église, même s'il laisse entendre qu'il demeure ouvert sur les problèmes qu'ils suscitent, ne déroge pas de la rectitude imposée par le Vatican. À mon sens, François devra un jour ou l'autre franchir la barrière que son statut de pape sépare du monde d'aujourd'hui, sans quoi il risque de devenir, aux yeux de plusieurs croyants, un feu de paille qui aura attisé inutilement une Église en décrépitude.
Henri Marineau, Québec