Français malmené des deux côtés

Ce n’est pas d’aujourd’hui que les emprunts à la langue de Shakespeare ont envahi les conversations et les publicités de nos cousins français. Les derniers en liste ont trait au récent sommet sur le climat qui s’est tenu à Paris avec comme carte d’invitation «One Planet Summit», et le second, au slogan unilingue anglais des JO de Paris de 2024 «Made for sharing».

Et pourtant nombre de Québécois ressentent un complexe quasi viscéral envers les habitants de la terre de leurs aïeux eu égard aux anglicismes qu’ils utilisent à profusion dans leur langue d’usage, un complexe sans doute dû à une aura «légendaire» lié à leurs ancêtres et perpétué par les premiers colons de la Nouvelle-France.

Somme toute, d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique, il semble que l’anglais bénéficie d’un traitement de faveur de la part des parlants Français comme s’il disposait d’un statut in de notre époque, une situation que je qualifierais de pur snobisme social, de «bien paraître» dans les «salons» d’aujourd’hui que sont les médias sociaux…

Henri Marineau, Québec