Les cinq promoteurs qui mènent les travaux caressent le rêve d'opérer une microbrasserie doublée d'un restaurant-pub.

Fini l'austérité pour Molson et Labatt

Lu dans Le Soleil du 20 septembre : le gouvernement du Québec a réduit les taxes payées par les grands brasseurs, sans faire de bruit. Aucun journaliste ni aucun député n'ont jugé la mesure assez importante pour mettre en question cette réduction. En effet, ce n'est qu'une réduction de moins de 5 millions $ pour chacun de ces brasseurs, des pinottes, et ça va favoriser l'investissement, notamment celui qui est en cours chez Labatt, selon le pdg de l'Association des brasseurs du Québec.
Pour mettre fin à cette ère d'austérité, il faut bien commencer quelque part. L'industrie brassicole est certainement la «plus» prioritaire, bien avant la santé, l'éducation, les transports et les infrastructures. En se privant d'à peine 10 millions $ par an, le Québec pourra bénéficier des investissements des brasseries qui se seront remboursées en plus de réduire leurs profits, et ainsi verser de meilleurs dividendes aux actionnaires qui eux devront payer des impôts, réduits, sur ces revenus. Je ne serais pas étonné que ça rapporte quelques centaines de milliers de dollars dans les coffres de l'État. 
Quelle bonne affaire!
Michel Roberge, Québec