Délai dans la saga du Costco à Lévis.

Financer une multinationale de la consommation!

Il y a quelques jours, l'administration de la Ville de Lévis a fait entériner un investissement de quelque 400 000 $  pour réaménager tout le périmètre qui conduit au firmament de la consommation de la multinationale Costco.
Les contribuables de Lévis acceptent donc d'ajouter à leur facture de taxes pour que les profits de la multinationale demeurent suffisamment alléchants et qu'elle maintienne ses activités dans le secteur.
Alors que le discours habituel des élus sur les retombées économiques des investissements publics insiste sur la création d'emplois, de richesse, on semble ici sortir des sentiers battus. On privilégie le bien-être que procure l'hyperconsommation, aussi les moyens qu'il faut consentir pour se maintenir dans le rêve du consommer gros, du manger gros, du «think big, man», tant et aussi longtemps que la direction de la multinationale verra croître les profits de cette installation. Il faudra d'ailleurs continuer de montrer patte blanche, de garantir toutes les conditions pour que rien ne vienne perturber les activités de ce trust financier.
Il faut se demander qui tire véritablement profit de cet investissement? Le consommateur qui paye ses produits plus chers qu'il ne le croit via sa facture de taxes ou le commerçant qui tire profit du travail des producteurs et de la voracité des consommateurs?
Serge Genest, Québec