Fête nationale: et après?

C'était il y a quelques heures, la Fête nationale. Que ferons-nous à compter de maintenant et au cours des douze prochains mois? Un Québec davantage organisé, structuré, un pays? Ou ferons-nous des améliorations à la pièce, du replâtrage?
Dans un cas comme dans l'autre, on peut souhaiter : la Charte de la langue appliquée aux cégeps; davantage de chansons francophones sur les ondes et dans les lieux publics (centres commerciaux, centres de sport, cours d'école...); des cours de français correctifs à l'école, au collège, à l'université et même dans les entreprises médiatiques; plus de fenêtres ouvertes sur le monde et sur la francophonie canadienne; une classe politique modèle ou exemplaire, au-dessus de tout soupçon; une littérature foisonnante; des médias alertes et mesurés; des citoyens engagés et responsables, présents à tous les créneaux (économie, culture, religion...); un meilleur enseignement de l'anglais (et de toutes les langues de la planète) dans une société dont la langue commune est le français; des humoristes sensibles à la qualité du français, etc. 
Les champs d'intervention sont nombreux, infinis. Il ne faut pas que les trois cent soixante-cinq prochains jours soient sans retombées. La Fête doit-être l'occasion de résolutions individuelles, mais aussi collectives.
Gaston Bernier, Québec
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Un F-35 contre la faim
J'ai lu une lettre de Françoise David dans l'édition de jeudi dernier du Devoir dans laquelle elle nous invite à être généreux et à donner aux organismes québécois présents dans les pays qui souffrent de la guerre et de la famine. 
Madame David soulevait qu'avec seulement 90 $, les organismes sur le terrain peuvent nourrir une famille de huit personnes pendant six mois. 
Pendant ce temps les Américains vantaient les méritent de leur avion de chasse F-35, au Salon du Bourget en France. Il s'en serait vendu 3000 dans le monde depuis sa conception. De la pure folie!
Alors on peut affirmer qu'avec le coût d'un seul F-35 on pourrait aider à endiguer la faim dans le monde pendant des décennies. Avec 3000 F-35, on pourrait y mettre fin au 21e siècle.
Yvan Giguère, Saguenay