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Fête nationale: et après?

C'était il y a quelques heures, la Fête nationale. Que ferons-nous à compter de maintenant et au cours des douze prochains mois? Un Québec davantage organisé, structuré, un pays? Ou ferons-nous des améliorations à la pièce, du replâtrage?
Dans un cas comme dans l'autre, on peut souhaiter: la Charte de la langue appliquée aux cégeps; davantage de chansons francophones sur les ondes et dans les lieux publics (centres commerciaux, centres de sport, cours d'école...); des cours de français correctifs à l'école, au collège, à l'université et même dans les entreprises médiatiques; plus de fenêtres ouvertes sur le monde et sur la francophonie canadienne; une classe politique modèle ou exemplaire, au-dessus de tout soupçon; une littérature foisonnante; des médias alertes et mesurés; des citoyens engagés et responsables, présents à tous les créneaux (économie, culture, religion...); un meilleur enseignement de l'anglais (et de toutes les langues de la planète) dans une société dont la langue commune est le français; des humoristes sensibles à la qualité du français, etc.
Les champs d'intervention sont nombreux, infinis. Il ne faut pas que les trois cent soixante-cinq prochains jours soient sans retombées. La Fête doit-être l'occasion de résolutions individuelles, mais aussi collectives.
Gaston Bernier, Québec