Le député du PQ, Pierre Karl Péladeau

Faire confiance à Péladeau

En s'adressant à François Mittérand, De Gaulle avait dit que la présence de politiciens était une chose normale, mais que, pour accéder à une bonne gouvernance de l'État, il fallait des femmes et des hommes d'État. Les députés de l'Assemblée nationale, qui ont voté en faveur d'une motion qui pourrait mener à une modification du code d'éthique de cette assemblée, se sont comportés comme de petits politiciens qui ont peur de l'arrivée de Pierre Karl Péladeau à la tête du PQ. S'il est normal que des règles morales soient imposées aux représentants du peuple, c'est de l'hypocrisie de penser qu'un code d'éthique assure l'étanchéité de la moralité. Car, s'il y a le code, il y a aussi les humains et, notamment, ceux qui succombent à l'appel des sirènes, la commission Charbonneau nous l'a démontré. Il y a les propriétaires de médias qui ne semblent aucunement avoir besoin d'un code pour laisser une liberté complète à leurs journalistes dans leurs prestations professionnelles, et il y a les autres, dont certains imposent une ligne de pensée. Péladeau est du premier groupe, c'est évident. Sous cet aspect, on devrait lui faire confiance au lieu d'en faire une victime.
En s'adressant à François Mittérand, De Gaulle avait dit que la présence de politiciens était une chose normale, mais que, pour accéder à une bonne gouvernance de l'État, il fallait des femmes et des hommes d'État. Les députés de l'Assemblée nationale, qui ont voté en faveur d'une motion qui pourrait mener à une modification du code d'éthique de cette assemblée, se sont comportés comme de petits politiciens qui ont peur de l'arrivée de Pierre Karl Péladeau à la tête du PQ. S'il est normal que des règles morales soient imposées aux représentants du peuple, c'est de l'hypocrisie de penser qu'un code d'éthique assure l'étanchéité de la moralité. Car, s'il y a le code, il y a aussi les humains et, notamment, ceux qui succombent à l'appel des sirènes, la commission Charbonneau nous l'a démontré. Il y a les propriétaires de médias qui ne semblent aucunement avoir besoin d'un code pour laisser une liberté complète à leurs journalistes dans leurs prestations professionnelles, et il y a les autres, dont certains imposent une ligne de pensée. Péladeau est du premier groupe, c'est évident. Sous cet aspect, on devrait lui faire confiance au lieu d'en faire une victime.
Jean-Marie Desgagné
Québec