Ali Ahmed Nur Jimale est accusé «de financer les activités des extrémistes et leurs achats d'armes» en particulier en levant des fonds pour les insurgés et en les aidant à dissimuler leurs transferts d'argent.

Extrémisme religieux: le vrai débat

Les débats sur les accommodements, le port d'objets religieux ou l'ouverture de lieux de culte voilent un problème beaucoup plus grave: l'endoctrinement d'une partie de la jeunesse immigrante et de certains individus de souche.
Soyons clairs: la majorité des immigrants, qu'ils soient chrétiens, juifs, musulmans ou autres, ne posent aucun problème. Une infime minorité d'extrémistes pose problème et nous incite à nous interroger.
Voulons-nous que des misogynes religieux imposent à nos jeunes femmes des directives dévalorisantes et inacceptables en Amérique? Voulons-nous que certains éducateurs doctrinaux radicalisent une partie de cette jeunesse au détriment des valeurs d'égalité, de droit et de démocratie telles que nous les concevons en ce pays? Voulons-nous que se créent des ghettos religieux radicaux, des pépinières d'extrémistes? Continuerons-nous à fermer les yeux jusqu'à ce que la situation se dégrade comme en France, au Danemark, en Angleterre ou en Allemagne? 
Il importe de répondre à ces questions avant de statuer sur des accommodements à la pièce. Les législateurs doivent prendre conscience que si la population répond non à ces questions, des lois et des directives claires s'imposent immédiatement pour mettre fin aux dérives de certains extrémistes oeuvrant hypocritement sous le couvert de la liberté religieuse et de la liberté d'expression. L'État doit renforcer ses critères d'immigration, affirmer nos valeurs communes, assurer la paix sociale et la sécurité, non seulement dans l'immédiat, mais pour les générations futures. 
Michel Lemay, retraité, Kamouraska