Éviter les misères urbaines

À Québec, il est normal de suggérer des améliorations aux conditions des piétons en hiver. Il y a plusieurs années, je l’ai fait à nombre de reprises auprès des responsables de notre arrondissement.

J’ai par exemple tenté de faire cesser la pratique de gratter parfois notre rue résidentielle jusqu’à l’asphalte ou la glace sans raison apparente. On m’a répondu que c’était pour faciliter la fonte au printemps. Ainsi croit-on que la nature n’est pas capable de le faire seule? Rien n’a changé, les us et coutumes étant sacrés. 

Par ailleurs, un entretien adéquat des trottoirs dans les rues principales devrait exiger des interventions préventives. Mais cela ne peut se faire sous le règne d’une convention collective rigide. Il ne faut pas se surprendre que la population préfère «rouler» au lieu de marcher, les risques d’une chute étant beaucoup diminués. Dans ce contexte, la mise en place d’un système de transport supposé structurant ne sera qu’un leurre puisque l’accès aux arrêts sera toujours défavorable aux piétons. 

De plus, l’utilisation dans les prochaines années de véhicules électriques pourra favoriser l’étalement urbain afin d’éviter les misères urbaines.

Jean-Marie Desgagné, Québec