Être de bonne foi

La volonté d'alliance de Jean-François Lisée pour une investiture commune dans Verdun va certainement plaire à une importante partie de l'électorat «progressiste», qui réclame depuis des années une coalition des forces de gauche.
Toutefois, pour éviter de s'aliéner davantage une formation qui lui est plutôt hostile, le nouveau chef péquiste se doit de négocier de façon bilatérale plutôt qu'asymétrique.
Par exemple, si Québec solidaire tient absolument à se ranger derrière son candidat, pourquoi pas aller de l'avant tout en suggérant de faire de même dans une autre circonscription (par exemple Saint-Jérôme), mais à la faveur d'un candidat péquiste?
Un tel partage permettrait d'empêcher le flou d'allégeance sur lequel régnerait un candidat indépendant et, surtout, témoignerait d'une réelle volonté d'ouverture.
Thomas Rodrigue, Québec