Être dans la joie

Nous sommes aux portes du tintamarre de la nouvelle année et cela ressemble de plus en plus à un marathon. Je souhaite que les présents que vous ferez à vos proches aient touché vraiment leurs coeurs et que cela se reflète dans leurs yeux. Bien sûr, faire un présent qui va rendre vraiment heureuse la personne qui le reçoit est loin d'être garanti! Ça relève de plus en plus d'un grand défi de créer un véritable bonheur qui se traduit par une joie sereine et profonde. Nous vivons au royaume de la consommation jetable et nous sommes tous fragiles quand notre regard croise un objet rempli de promesses.
Si vous le permettez, j'aimerais vous suggérer la lecture d'un livre qui fut pour moi une révélation : La puissance de la joie de Frédéric Lenoir. 
Et pour rester dans la joie de Noël, voici un petit poème en lien avec la neige : 
Quand je me déplace sur ce duvet, mon corps a comme des ailes. J'ai beau être terre à terre, la poésie de la neige fait que je ne porte plus sur terre.
Je vous souhaite un joyeux Noël et une très bonne nouvelle année avec plein de joie durable en cadeaux. 
Michel Houle, Québec 
***
Délais discriminatoires
Il y a 20 ans, dans l'attente d'être entendu à la Cour d'appel dans une cause civile importante, on m'informe que le délai d'attente à Québec était d'un an plus long qu'à Montréal.
Je fis part de cette discrimination, pour le justiciable que je représentais, au juge en chef de la Cour d'appel de l'époque, l'honorable Pierre A. Michaud. Je voulais savoir s'il était possible de transférer la cause dans le district de Montréal. Sa réponse ne tarda pas. Contre toute attente, il m'informait qu'un banc de trois juges serait déplacé à Québec. Il était de la responsabilité d'un juge en chef d'agir pour que la justice assure la primauté du droit à tout égard, incluant la notion de non-discrimination dans sa gestion.
Mais voilà que maintenant, par l'arrêt Jordan, on assiste à une déroute dans l'administration de la justice.
Quelqu'un, quelque part, à un moment donné, n'a pas vu ou n'a pas su intervenir dans la charge de ses responsabilités. Même la Cour suprême n'a pas su donner un délai aux provinces leur permettant de corriger une carence coupable de l'organisation judiciaire en cause, comme elle l'a pourtant fait en d'autres circonstances. Visait-elle plus ou moins consciemment cette organisation ou était-elle égarée dans ses intenses réflexions?
Carol Villeneuve, Québec