Et maintenant, les écoles délabrées

C'est la tendance aux constats désolants qui s'amplifie illustrant la gouvernance désinvolte des grands et petits boss tous bardés de diplômes rehaussant leurs compétences à contempler le Québec dans une perspective évasive ou purement théorique. Un exercice de gestion marqué par le laisser-faire généralisé visant à la fameuse prise de conscience sans plus! Voici un autre tableau noir: nos écoles abandonnées porteuses de tous les vices. Le savoir dispensé en des lieux contaminés. L'acte pédagogique devant s'exercer dans des conditions encore plus médiocres. L'école en chute libre. Notre Québec oscillant entre l'improvisation, la médiocrité, l'indifférence, l'attentisme, l'hésitation, enraciné dans la gangue!
Qu'il est réconfortant de gémir ensemble, de faire des sondages, de contempler nos problèmes en partageant nos idées vagues dans l'espoir d'un redressement à long terme... La liste de nos malheurs inspire les réformateurs avides de se mettre en évidence et de susciter une MOBILISATION. Nous avons la culture du miracle. Vite une neuvaine, un rassemblement amical avec bougies,un motivateur aux paroles éloquentes de la protestation symbolique et la formulation de demandes vigoureuses... pour sauver nos églises fissurées, recentrer nos grands systèmes à dérive. Une chance qu'on a du festif pour nous distraire... 
Douglas Beauchamp, Québec