Et les autres cliniques?

En réaction au texte «Achalandage monstre», paru le 30 janvier

La Dre Chantal Guimont, directrice de la clinique médicale Lebourgneuf, impute l’engorgement de sa superclinique au laxisme des médecins de famille des autres GMF et aux patients qui ne présentent pas de problèmes de santé urgents.

Ces propos m’ont profondément irrité et étonné, parce que l’existence de supercliniques repose, justement, sur la volonté du gouvernement de désengorger les autres composantes du système de santé et que celle-ci s’accapare les postes de médecins au détriment des autres GMF de la région.

Je suis un patient de la Clinique médicale de Beauport qui voit son équipe de médecins se réduire comme une peau de chagrin d’année en année, malgré des demandes répétées de son directeur pour obtenir des postes de médecins en remplacement de ceux qui ont pris ou prendront leur retraite. Le nombre de patients par médecin à la Clinique médicale de Beauport est supérieur à toutes les autres formes de structures, soit un praticien pour 2000 patients, alors que l’objectif de M. Barrette est de 1500 patients par médecin, y compris dans les supercliniques qui, à mon avis, ne l’ont pas nécessairement atteint.

Le Centre médical de Beauport, qui risque de perdre son statut de GMF par manque de médecins, a prouvé son efficacité sans entraîner des coûts prohibitifs. Le Dr Barrette doit pourvoir les postes vacants du Centre médical de Beauport s’il veut atteindre ses objectifs d’accès à un médecin traitant. Encore faut-il que le gouvernement continue de reconnaître leur importance.

Jacques Desmarais, Québec