Et le Saint-Laurent, lui?

En réaction au texte «Projet de pipeline Énergie Est» de Jean-François Cliche, paru le 27 juillet
Paradoxal qu'on soulève ces risques accrus pour les cétacés de la baie de Fundy, alors que les Québécois ont gobé aveuglément l'ajout de plus de 200 voyages annuels de brut des sables bitumineux par le groupe Desgagnés entre Montréal et Lévis, à l'aide de deux immenses pétroliers de type Panamex, naviguant tant à travers les glaces l'hiver que les brumes de l'automne.
Cela menace le bassin d'eau potable de millions de Québécois, mais il semble que ce n'est pas grave, car il n'y a déjà plus de vrais poissons et que les Québécois semblent plus sourds que les cétacés. Pendant que le slogan antipipeline préconise Coule pas dans ma cour, le pétrole flotte allégement sur le fleuve. Ironique, non?
Richard Carrier
Lévis