Entre deux ponts

Chaudes, vibrantes, incandescentes lumières orchestrées par des magiciens de la technologie. Le pont Jacques-Cartier rayonne et suscite un peu de frustration à l'autre bout de la 20.
Un autre pont en voie de s'enlaidir de plus en plus en raison de  l'inaction inqualifiable d'une cohorte de pleutres excellant dans l'art de tergiverser. Montréal fête avec amplitude et Québec se fera discrète pour son pont ayant de l'âge; une longévité qui passera sous silence! Outrageant constat mettant en relief l'incohérence et l'hypocrisie de ceux qui ont le pouvoir de décider pour le fameux bien commun. Les feux envoûtants du pont Jacques-Cartier doivent se propager plus loin... et stimuler une vraie volonté politique...
Douglas Beauchamp, Québec
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Fêter Montréal sans dénigrer Québec
Je regarde avec beaucoup d'intérêt l'émission 24/60 qui nous informe et résume ce qui s'est passé aujourd'hui au lancement des Fêtes du 375e de Montréal. Quel beau programme! Beaucoup de variétés et d'ouverture vers soi et vers l'autre.
Cependant, je suis très déçue, voire très choquée par les propos de Guy A. Lepage dans son animation. Était-ce vraiment la place, le moment pour rallumer cette compétition inutile entre Québec et Montréal? Je me dois avec tristesse de faire le constat que Montréal n'est pas plus évoluée que Québec. Québec a malheureusement les radios poubelles, mais Montréal a Guy A. Lepage devenu animateur poubelle! 
De plus, je ne comprends pas que Radio-Canada ait diffusé deux fois de suite son message dégradant sur Québec : «Il y a 375 ans le grand bateau de François Chomedey de Maisonneuve arrivait à Québec. Il a constaté que c'était très beau et s'est dit : mais il n'y a rien à faire ici allons fonder Montréal.» Est-ce que ce message deviendra un ancrage comme le fait un ver d'oreille dans les médias?
On ne s'élève pas en descendant les autres. Je ne peux applaudir une personne qui essaie de transposer son narcissisme à toute une population. Dois-je comprendre que Montréal a tant besoin de descendre Québec pour montrer au monde entier sa grande valeur?
Je tiens à souhaiter, malgré tout, un beau 375e à tous les Montréalais.
Isabelle Plamondon, Saint-Marc-des-Carrières