Encore un «boys club»

J’ai peine à le croire. Nous venons d’apprendre que le SPVM est sur le point de se retrouver orphelin de directeur et BANG, son successeur est déjà choisi, et ce, sans concours en bonne et due forme!

Je ne doute pas de la compétence de la personne choisie, mais je crois que M. Prud’homme aurait pu éviter de s’immiscer autant dans le processus de sélection. Mais quel processus? Le directeur temporaire a suggéré deux noms, dont un membre de la SQ. C’est d’ailleurs lui qui a été choisi!

Un peu avant les élections du 1er octobre dernier, il me semble que la CAQ avait promis d’éliminer les nominations partisanes!

Brigitte Verret

L’Ancienne-Lorette

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Quoi? La prostitution un travail?

Je me demande à quelle science humaine, à quelle philosophie se réfère la FFQ quand la majorité de ses membres reconnaît la prostitution comme un travail.

Quel feu vert pour les prédateurs sexuels et les machos nantis de notre société, sans parler des misogynes! Quelle honte! Quelle aberration! Quelle ignominie!

Quel embrouillamini pour nos adolescentes!

Le sexe ne se marchande pas et je comprends la CLES (Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle) qui milite pour mettre fin à la prostitution, ce groupe franchement opposé à l’adoption de cette proposition, et les invite à poursuivre leur combat. La dignité féminine est au cœur de ce débat. Une approche féministe doit concorder avec une approche morale féminine. La dignité et l’honneur de la femme en dépendent.

Rabelais, ce grand humaniste du XVIe siècle, disait: «Science sans jugement ni conscience est ruine de l’âme et de bien d’autres choses».


Denise Rochette-Cossette

Québec

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L’île d’Orléans, un parc national?

Les discussions qui ont cours actuellement autour du troisième lien vont frapper un os. Le discours actuel des élus de l’île d’Orléans fait en sorte que la fameuse «acceptabilité sociale» ne puisse être atteinte qu’à une seule condition: que ce lien ne touche pas à l’Île.

Le scénario se met en place petit à petit et les joueurs avancent leurs pions. Les habitants de l’Île ne veulent pas d’une sortie de tunnel à proximité du bucolique village de Sainte-Pétronille. Ils veulent encore moins d’une autoroute qui traverserait l’Île de part en part et qui servirait à la fois aux habitants de l’Île et au trafic en transit entre les deux rives.

Ce qu’ils veulent, c’est un nouveau pont juste pour eux et un tunnel qui passerait outre, bien enfoui sous le fleuve pour ne pas gâcher la vue ou montrer le ridicule de deux ponts neufs presque côte à côte dont un seul donnerait accès à l’Île. L’acceptabilité sociale, ce sera ça et rien de moins. Les centaines de millions de plus pour reconstruire le pont actuel qui est en fin de vie, ce sera le prix à payer pour le gouvernement du Québec et l’ensemble des contribuables pour acheter la paix sociale.

On se plaît à dire que l’île d’Orléans est un joyau de notre patrimoine. Je suis d’accord et moi aussi je déplore qu’elle soit traversée en son milieu par ces hideuses lignes de transport d’énergie, signe de temps révolus où l’État avait tous les pouvoirs sur des citoyens désorganisés en leur faisant avaler des couleuvres sans aucune résistance.

Par contre, cette île n’est pas un parc national, elle est propriété privée, habitée par quelques milliers de gens qui ont la chance de vivre dans un endroit bucolique et magique, tout en ayant un accès direct et presque immédiat à la seconde agglomération urbaine du Québec. Je souhaiterais qu’ils participent à une solution plutôt que de chercher à avoir le beurre et l’argent du beurre.


André Verville

Lévis

Discrimination du RTC envers les fonctionnaires

C’est un fait connu: la Ville de Québec et le RTC ont décidé que le futur tramway ne desservira pas le siège social de l’Agence du Revenu du Québec.

Même si l’imposant édifice de la Pointe-de-Sainte-Foy compte 3800 employés et de nombreux usagers du RTC. Ce n’est pourtant pas le seul exemple où les fonctionnaires sont délaissés par le RTC, loin de là. 

Hormis la Colline parlementaire, les centres gouvernementaux sont généralement moins bien desservis que les centres commerciaux ou les institutions d’enseignement. Par exemple, les rares express de Beauport et de Charlesbourg qui desservent Revenu Québec sont régulièrement bondés, alors que leurs usagers, qui doivent lutter pour obtenir une place assise, voient inlassablement passer sous leurs yeux des express presque vides en direction de l’Université Laval. Quand donc cessera cette discrimination systémique du RTC à l’endroit des fonctionnaires?


Pierre Gagné

Québec