Encore un accommodement

Paraissait dans Le Soleil du jeudi 23 novembre l’accommodement de pouvoir porter des petits couteaux dans les avions en partance du Canada. Nous voilà encore embourbés, avec les kirpans, avec la frontière entre le civil et le religieux, et tout cela parce que l’on n’a pas défini, dans la culture canadienne, ce qui relève du civil et du religieux.

On accepte sans discussion ce que certains prétendent être du religieux. C’est là que se situe l’affrontement entre les cultures démocratiques occidentales et certaines autres cultures orientales. Ce qui est religieux en Orient, où se fondent le civil et le religieux, ne correspond pas à la distinction que l’on accorde chez nous entre le civil et le religieux. Certains aspects au Canada ne sont que de la culture religieuse, et non du domaine de la religion comme telle et de là cet affrontement dans la conception du religieux. 

De plus, on peut faire dire ce que l’on veut de la religion. Or, à mon avis, il y a un pas à franchir par les cultures orientales pour adapter leurs croyances culturelles au contexte canadien et non à nos gouvernements à faire toutes sortes d’exercices pour supposément accommoder; on ne fait que reporter le problème à plus tard et ainsi engendrer des situations encore plus difficiles.

C’est la responsabilité de nos gouvernements de bien établir les valeurs canadiennes, de leur donner la primauté, et en fonction de ces valeurs (et non celles des autres), d’établir la distinction entre ce qui relève de la culture et ce qui relève de la religion. C’est à nous de faire respecter nos valeurs qui définissent ce que c’est d’être Canadien.

Claude Lafrance, Levis