En souvenir d'un héros

En réaction au texte «L'histoire militaire, un sujet tabou au Québec?», paru le 29 mars
Nous passons beaucoup de temps à parler des vedettes de télévision, mais nous oublions tant de héros qui ont vécu des choses incroyables.
Voici l'histoire du Sgt Louis Godin, décédé le 25 mars 2017 à l'âge de 93 ans, dont l'avis de décès vient d'être publié dans Le Soleil.
Le 7 juillet 1944, il entre en France avec son unité, le Fusilier de Mont-Royal. Le 20 juillet suivant, ils reçoivent l'ordre d'attaquer une ferme. Une fois l'assaut terminé, ils sont encerclés par les chars allemands, et à la suite d'une contre-attaque, ils doivent se rendre. Il est envoyé à différents camps de prisonniers en Allemagne et en Tchécoslovaquie, puis transféré à Hindenburg en Allemagne et forcé de travailler dans une mine de charbon.
Le 25 janvier 1945, avec l'approche des Russes, s'enclenche une marche forcée de trois mois, connue sous le nom de «la marche de la mort». Des milliers de prisonniers seront fusillés lorsqu'épuisés ou incapables de continuer. Le 24 avril 1945, il est enfin libéré de sa misère par les troupes américaines.
Démobilisé après la guerre, le Sgt Godin décide de se réenrôler avec le Royal 22e Régiment et en 1952, il fera la guerre de Corée.
Le Sgt Godin était titulaire du grade de Chevalier de la Légion d'honneur de la République française. Sans lui et ses confrères qui ont renversé Hilter et ses nazis, notre culture ne serait pas du tout comme celle que l'on connaît aujourd'hui.
Robert Pelley, Québec
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Attention M. Gagnon
Le patron du syndicat des fonctionnaires municipaux à Québec, Jean Gagnon, songe à une possible entrée en politique municipale. Démocratie Québec (DQ) saute sur l'occasion pour l'attirer dans son giron. M. Gagnon serait beaucoup plus à l'aise comme candidat à la mairie, un naturel pour lui, qui aurait les coudées franches pour manoeuvrer.
Il risque d'être muselé derrière la chef de DQ qui, manifestement, recherche une visibilité médiatique. Celle-ci absorberait toute l'attention et l'éclairage, M. Gagnon deviendrait alors un simple soldat. Donner sa notoriété politique serait pour lui une erreur et lui vaudrait une admission dans le cloître de DQ.
Michel Beaumont, Québec