Elzéar Bernier et l'oubli

Lors d'événements officiels, on souligne le travail et l'importance d'une personne qui a influencé notre quotidien. À ces occasions on remet une oeuvre d'art, peinture, gravure ou une sculpture, sans mentionner l'artiste qui l'a créée. Comme si un bien acquis n'avait plus d'auteur.
Un exemple récent est celui où on a dévoilé la statue du capitaine Elzéar Bernier au quai Paquet à Lévis. Personnage historique très important oublié de nos gouvernants. 
Tous les dignitaires, les députés, maires et officiels étaient pourtant sur place, eux qui se disent très intéressés par la culture. Tous les médias assistaient aussi à cet événement. Pourtant aucune mention de l'artiste Michel Binette, qui a une feuille de route assez enviable, n'est faite. Et encore moins l'atelier où a été coulée cette oeuvre, soit à Inverness.
Serait-ce trop demander de respecter des artistes qui vous rendent la vie moins monotone?
Carol Poulin, artiste, Saint-Augustin
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L'herbe à poux et les organismes publics
L'herbe à poux s'en donne à coeur joie dans la présente période de l'année. Il y en a partout autant dans les espaces publics que sur les terrains privés. On en trouve de beaux plants bien dodus dans le parc et les sentiers municipaux près de chez nous ainsi que dans l'emprise de l'autoroute Robert-Bourassa et des équipements d'Hydro-Québec. Il y en a autour du stationnement de l'église. Sur les terrains privés, on a l'impression que certains propriétaires cultivent ces plants pour la beauté de leurs petites fleurs mauves. 
Sur le site Web de la Ville, on peut lire ce qui suit : «La réglementation municipale [introuvable] considère l'herbe à poux comme une nuisance. Il faut donc intervenir pour ne pas la laisser émettre son pollen.» Bien dit, mais encore faut-il que la Ville fasse un effort pour regarder dans sa propre cour. J'ai toujours cru que les municipalités et organismes publics doivent être au service de la population et non le contraire. Ceux-ci pourraient au moins informer les citoyens dans tous les foyers afin que l'on puisse reconnaître la plante. Une campagne d'extermination chaque année au mois de juillet contribuerait sans doute à réduire la consommation de médicaments antihistaminiques largement utilisés dans la population. 
Jean-Marie Desgagné, Québec
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Embouteillages : une solution
Un bon moyen de réduire les embouteillages qui font perdre des centaines de milliers d'heures à tous ceux qui sont prisonniers le matin, le jour et le soir serait que les chantiers de construction ou de réfection de routes opèrent 24 heures sur 24.
Quoi de plus déplorable que de voir un chantier routier fermé pour la fin de semaine quand vous êtes pris dans un bouchon interminable.
Même si le coût des chantiers était majoré, la perte de temps subie par tout un chacun vaudrait tout de même de l'argent et augmenterait sûrement l'impact sur l'environnement avec tous ces véhicules bloqués pendant des heures. Il faut revoir nos méthodes de travail et aller à la source du problème.
Pierre Samson, Île d'Orléans
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Honte à Trudeau et McKenna
Le gouvernement Trudeau vient de donner le feu vert pour la construction de l'oléoduc et autres équipements du projet Pacific Northwest (36 milliards $) devant transporter du gaz naturel dans le nord de la Colombie-Britannique.
Or ce projet n'est pas une mince affaire, car il pourrait faire augmenter les gaz à effet de serre de 8 % en Colombie-Britannique et de 1 % au Canada. Ici le gouvernement Trudeau fait, de toute évidence, passer l'économie bien avant l'environnement. Or que ferons-nous des emplois et de l'argent lorsque nous aurons détruit ce que le pape François appelle «notre maison commune».
Cette décision est prise dans un contexte ou même la rentabilité du projet est douteuse. En effet, le prix du gaz est en chute libre depuis quelques mois, ayant diminué de 75 % depuis deux ans. À court et à moyen terme, on ne prévoit pas embelli, sinon avant 2040. En plus, le promoteur a perdu des millions depuis quelques années et est en restructuration ce qui rend le projet encore plus incertain.
La lune de miel de M. Trudeau semble tirer à sa fin et il montrera enfin son vrai visage. Quant à Mme McKenna, la ministre de l'Environnement, comment peut-elle défendre sa position de limiter l'accroissement de la température du globe à 1,5 °C et être favorable à un tel projet? De plus, cela prépare très mal la réunion des ministres de l'Environnement des provinces canadiennes la semaine prochaine. Tout ça me rend très inquiet pour les décisions à venir sur les autres oléoducs et celui, entre autres, d'Énergie Est. Honte à vous, Justin Trudeau et Catherine McKenna.
Pascal Grenier, Québec