Écoles: les travaux doivent se prolonger

À croire que le printemps inspire le gouvernement Couillard à Québec, puisqu'il vient d'annoncer le lancement de la saison des travaux dans nos écoles. Il était plus que temps!
L'état vétuste de nos établissements scolaires a fait plus d'une fois la manchette, une situation regrettable que nous avons dénoncée à plusieurs occasions au cours des dernières années. La détérioration des lieux était devenue si alarmante que c'était inquiétant pour la santé et la sécurité des élèves et du personnel.
L'annonce faite par le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, d'un investissement plus de 367 millions $ au cours de l'année 2016 pour assurer le maintien en bon état de nos établissements scolaires est un pas dans la bonne direction. Cependant, ça reste encore nettement insuffisant.
À défaut d'avoir un portrait de l'état des bâtiments scolaires du Québec, comme nous le réclamions en 2013, nous constatons quotidiennement sur le terrain que les besoins sont criants et vont bien au-delà de ce premier effort. Il n'est pas normal qu'une société riche comme la nôtre ne soit pas en mesure d'assurer à ses élèves, ses étudiants, comme à son personnel, l'accès à des lieux adéquats et propices à l'éducation et à l'apprentissage.
Le laisser-aller gouvernemental dans ce domaine a beaucoup trop duré. Nous avons laissé nos bâtiments se détériorer et nous en payons maintenant le prix. Il ne faut pas seulement réparer les pots cassés. Il faut aussi investir dans le personnel de soutien scolaire pour lui donner les moyens d'entretenir quotidiennement nos bâtiments. Car comme on dit souvent, mieux vaut prévenir que guérir.
Bref, le gouvernement Couillard et son ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, ne doivent pas se satisfaire du montant annoncé. Ce n'est qu'un premier pas vers d'autres investissements nécessaires pour que tous nos bâtiments scolaires soient dans un état favorable à la réussite éducative.
Louise Chabot, présidente Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
Montréal