Du bonheur dans l'eau

En réaction au texte, «Jeunes autistes 160 fois plus à risque de noyade» paru le 24 mai
L'été dernier, dans la piscine familiale, le visage de mon fils autiste de sept ans était radieux, lorsque nous étions sous l'eau lui et moi, avec nos lunettes de plongée. Je peux vous dire que ces enfants TSA sont «tellement bien et heureux» dans l'eau! Je n'ai jamais vu sur mon fils un visage si heureux, paisible et souriant qui semblait vouloir me dire : «Maman, je suis bien sous l'eau. C'est calme, doux et beau!» Ses yeux étaient tellement brillants. 
Mon fils a appris à nager seul à cinq ans par lui-même, par imitation de ce que nous faisions. Nous avons tout de même inscrit ce dernier à des cours de natation au PEPS. 
Mais il y avait beaucoup trop de bruit et trop d'élèves dans le cours. Cela n'a rien donné. Nous nous sommes donc tournés vers le privé qui coûte plus cher. Victor peut passer des heures et des journées dans la piscine, toujours avec surveillance bien sûr. Il y est bien!
Marie Julie Paradis, Étudiante au Certificat en TSA à l'UQAR, Boischatel
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Québec solitaire
Après l'échec du Lac Meech, monsieur Parizeau, alors chef de l'Opposition à l'Assemblée nationale, a tendu la main à «son» premier ministre, monsieur Robert Bourassa, pour faire avec lui l'indépendance du Québec. Il choisissait alors la patrie plutôt que le pouvoir tout proche. Le grand homme d'État refaisait le même geste noble de désintéressement, en laissant passer devant, monsieur Lucien Bouchard lors du référendum de 1995. «Monsiseur» était un inconditionnel du Québec. La vanité n'était pas son apanage.
Québec solidaire, comme Bourassa hier, refuse la main tendue de monsieur Lisée pour faire, avec ses troupes, le pays québécois. Son refus est même habité chez plusieurs d'une hargne souriante. Un mal de pureté les empêche de faire un bout de route avec le Parti québécois, «ce pelé, ce galeux, d'où nous vient tout (le) mal». Leur refus nous fait mal à l'âme. Comme le dit monsieur Nadeau-Dubois, allez donc expliquer ça au monde. Surtout qu'on pose ce geste de refus le jour de la Fête nationale des Patriotes. Drôle de façon de «planter» leur drapeau!
André Gaulin, Québec
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Indigné face au lobby de l'injustice
Nous avons des banquiers ministre du Trésor, des médecins ministre de la Santé, des avocats ministre de la Justice. À quand un ouvrier ministre du Travail? À quand un premier ministre citoyen avant tout?
Qui ne veut pas les moyens de ses ambitions? La routine, métro, boulot, dodo, mène à perdre sa vie à la gagner. Dépenser ses lauriers durement gagnés à consommer des divertissements prémâchés, est-ce vraiment ça la liberté? Pendant ce temps, ceux qui sont élus prennent les moyens pour rester l'élite de leur profession, appuyés par des lobbys aux pouvoirs dignes de superhéros.
J'ai honte de l'attente dans les hôpitaux. J'ai honte des manques de services en éducation. J'ai honte des dépassements de coûts organisés en infrastructure. J'ai honte du cynisme du peuple quand le politique devient policier. L'immunité parlementaire transforme les pouvoirs politiques en fausse gouvernance démocratique. 
L'accession en tant que peuple au partage des richesses ne se fera pas si l'on attend d'obtenir les moyens de nos ambitions. Lorsque des lobbys, agissant pour le compte de corporations d'intérêt capitalistes, revendiquent d'être considérés comme personne morale, je m'y oppose. Ma liberté commence où celle des autres se termine. La liberté de profiter d'une société juste est minée par l'exploitation du butin public par l'élite dirigeante, Ça ne passera pas. 
Un travailleur indigné face au superlobby de l'injustice sociale exprime à lui seul l'attente d'un changement, l'ambition d'accéder à la prospérité qu'il crée. Indignez-vous, comme disait l'autre!
Simon Moreau, Mascouche