D'où provient notre dosage quotidien de substances chimiques?

Les nouvelles nous informent qu'il existe de petites traces de résidus de pesticides sur la moitié des fruits et légumes frais dans les épiceries au Québec. De fait, avant de manger plusieurs de ces fruits et légumes, on les lave et enlève la couche extérieure (ex., oranges, bananes, patates et carottes). De plus, on se fait dire sans cesse qu'on n'en mange pas assez chaque jour.
Entre-temps, on se lève le matin et se dirige vers la douche. On y met des substances chimiques sur la tête (shampoing) et sur le corps (savon). Ensuite, on met des substances chimiques sur la peau (crèmes/maquillage) et dans la bouche (pâte à dents). Les vêtements qu'on enfilera sur la peau contiendront des résidus de substances chimiques (savon). Dans notre journée, on lavera encore nos mains; on brossera encore nos dents; et on mettrait d'autres crèmes sur la peau.
Au bout du compte, les petites traces de pesticides devraient-elles vraiment nous inquiéter au point où on se tourne vers les aliments biologiques sur lesquels les scientifiques peuvent également découvrir de petites traces de pesticides biologiques?
Gale West, professeure en sciences de la consommation, Université Laval