Distanciation «linguistique»

Au moment où l’on parle de distanciation «sociale» et «physique», il existe au Canada au niveau linguistique une sorte de distanciation pour ne pas dire discrimination.

En effet, nous vivons au Canada l’une des pires crises sanitaires de notre histoire, sans tenir compte des épidémies de choléra ou de variole du XVIIe ainsi que la grippe espagnole du XXsiècle. Or, les personnes les plus importantes du Canada au point de vue sanitaire ne peuvent nous parler dans notre langue. Madame Tham, directrice de la Santé publique, ainsi que Madame Patty Hadju, ministre de la Santé, ne s’expriment qu’en anglais comme si le virus était unilingue. C’est triste.

Gilles Barbeau, Québec

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LES RAPACES AU TEMPS DU CORONA

L’indécence, c’est de profiter d’une crise. Les banques canadiennes et Desjardins ne se gênent pas pour le faire. 

En effet, puisqu’il n’est plus possible d’utiliser d’argent comptant dans les magasins de première nécessité, les gens utilisent leur carte. Pour vous et moi, ça rime peut-être avec bonidollars! Mais pour la plupart des personnes en situation de pauvreté, ça rime avec frais bancaires. 

Selon une étude d’Option consommateurs, les gens paient en moyenne chaque mois plus de 15$ pour utiliser leur propre argent et ça ne fera qu’empirer vu la situation actuelle. Le gouvernement se doit de légiférer si ça ne change pas immédiatement. Petit conseil pour y arriver : rappelons aux banquiers que si la taxe sur le capital a été abolie en 2011 par les libéraux de Jean Charest, elle pourrait bien être réintroduite pour aller chercher une partie des 6 milliards $ de frais bancaires payés annuellement. Facile à vendre aux Québécois puisque ceux-ci n’ont ni sympathie pour les institutions bancaires ni pour l’indécence.

Dominic Martin, Québec