Désinvestir pour survivre

En réaction au texte : «L'Université Laval n'investira plus dans le pétrole» paru le 16 février
Je félicite ce groupe d'étudiants conscientisés au problème le plus urgent pour notre planète aujourd'hui : l'environnement. Également, merci au vice-recteur Éric Beauce, qui se montre décidé à agir. Comme les 684 institutions et gouvernements locaux qui ont procédé à un désinvestissement dans les combustibles fossiles, l'UL veut faire de même. Bravo! 
Alors, moi, je veux aller plus loin : j'incite chaque citoyen qui aurait dans son portefeuille, à la banque, des placements liés au monde du pétrole ou à celui des minières qui s'approprient, sans vergogne, les terres des paysans de pays du Sud, de les retirer immédiatement pour les réinvestir dans les énergies renouvelables. Chacun d'entre nous a ce pouvoir en faveur de l'environnement. Il y va de notre survie, après tout!
Marielle Défossez, Québec
***
«Varloper» les pauvres?
Supprimer la circonscription montréalaise de Sainte-Marie-Saint-Jacques et l'assimiler à celle de Westmount est d'une maladresse et d'une bêtise sans nom. On veut nous faire croire qu'il s'agit là d'un simple exercice comptable de technocrates, mais l'impression est socialement dévastatrice.
Cette circonscription qui regroupe le Village gai, le Vieux-Montréal, une partie d'Hochelaga ainsi que du Plateau a une identité très marquée et, de Claude Charron à Manon Massé, a été représentée par des personnalités fortes et respectées qui se sont toujours vaillamment portées à la défense des opprimés de tous genres. C'est comme si on voulait réduire au silence ces voix dérangeantes, dans une révoltante tentative de «varloper» les pauvres une fois pour toutes.
Christian Feuillette, Montréal
***
Opération bâillon?
En pleine campagne électorale, notre Rambo municipal sort de ses gonds et fait agressivement état des «vomissures et déchets» que font leurs le Journal de Québec et Québecor, «ces royaumes des trolls», selon ses accusations. Ses salves agressives ne ravivent-elles pas la mémoire des policiers de Québec que le bourgmestre a traités de «fourreurs de système», des pompiers et des fonctionnaires municipaux, les oppositions et les citoyens, sur lesquels on postillonne sans réserve ni retenue?
Les trompettes de notre Jéricho national font éclater les tympans de l'intelligentzia citoyenne, débordée par les coups de gueule qu'a donnés Régis Labeaume depuis 2007.
Gerry Pagé, Québec