Si la demande est acceptée, cela pourrait se traduire en une augmentation moyenne de 0,43 $ par mois pour un logement, de 2,36 $ par mois pour une petite maison et de 3,84 $ mensuellement pour une maison moyenne.

Des trop-perçus... mal perçus

Je ne sais pas si vous éprouvez la même indignation et la même frustration que moi, mais lorsque je constate les sommes astronomiques déclarées par Hydro-Québec en trop-perçus au cours des sept dernières années [1,4 milliard $] et que, en tant que client, j'ai subi des hausses de tarifs au cours de cette même période, j'ai la nette impression d'avoir été floué par notre société d'État.
Au dire de Marc-Olivier Moisan-Plante, économiste à l'Union des consommateurs, «si le 1,4 milliard $ avait été remis dans les tarifs dans une année, cela aurait provoqué sur le coup une baisse des tarifs d'électricité d'Hydro-Québec de l'ordre de 12 %». Selon ses calculs, la baisse aurait été de 121 $ après taxes pour un petit logement et de 290 $ pour un bungalow chauffé à l'électricité. «Devant la Régie de l'énergie, la société d'État sous-estime systématiquement ses revenus ou surestime ses dépenses lorsque vient le temps de faire approuver ses tarifs». Et comme si ce n'était pas assez, alors que la Régie a finalement mis en place un plan de partage des trop-perçus entre la société d'État et les clients d'Hydro-Québec l'an dernier, le gouvernement Couillard, avec le projet de loi 28 récemment adopté, a décidé de s'approprier les trop-perçus de 160 milliard $ qui auraient pu servir à réduire la facture d'électricité des consommateurs en 2016. Dans toute cette saga méprisante, les Québécois se trouvent à incarner les dindons de la farce dont le rôle est de garnir l'assiette au beurre d'Hydro-Québec, qui refile ses profits abusifs dans les goussets du gouvernement... Pathétique et révoltant!
Henri Marineau, Québec