Des sourires et des larmes

Pendant quelques années, j'ai accompagné des proches qui ont vécu leurs dernières années au CHSLD de l'Hôpital général de Québec. J'y vais aussi quelques heures par semaine en bénévolat. Ma tante et ma belle-mère ont d'abord effectué un séjour au privé où les coûts étaient exorbitants et les soins, pas toujours satisfaisants. Elles ont été exclues dès que leur situation est devenue trop lourde. Je parle donc de ce que j'ai observé.
La qualité des soins au CHSLD de l'Hôpital général est très bien mais on ne peut changer la réalité. Je trouve injuste le discours ambiant illustré par le psychodrame des pommes de terre en poudre. Peut-être est-ce là l'expression de l'angoisse que suscite la dégradation de la qualité de vie qui accable les personnes en CHSLD et aussi la crainte de notre propre avenir incertain. S'il y a des pertes évidentes qui ne peuvent être comblées, le personnel met tout en oeuvre pour les atténuer.
J'ai été témoin au cours des ans de beaucoup de respect, d'engagement et même d'affection réelle de la part du personnel envers les résidents. Ce sont eux qui rendent la situation supportable. Je les admire et les remercie. 
Aujourd'hui, lors de mon bénévolat, je repasse devant l'ancienne chambre de ma belle-mère récemment décédée. J'y vois une petite dame toujours à regarder par la fenêtre, emmurée dans la prison de l'absence. Je me dis que devant la cruauté de son état, elle a la chance d'être entre bonnes mains.
Bruno Bérubé, Québec
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SOS à Agnès Maltais
Après 10 ans «d'ère Labeaume», ne serait-il pas temps que nous ayons à Québec un vrai débat sur la direction à donner à la ville? Malheureusement, si la tendance se maintient, l'élection à l'hôtel de ville de Québec en 2017 ressemblera à celle de 2013 : ce sera M. Labeaume contre... M. Labeaume. Il est illusoire de penser que Mme Guérette ait la moindre chance de gagner. Malgré ses nombreuses années en politique municipale, elle n'a pas réussi à s'imposer comme une «force» au-delà de son district électoral. Il est peu probable qu'elle y arrive en quelques mois avant les élections. Or, pour gagner la mairie de Québec, l'histoire montre que cela prend de fortes personnalités. Mais qui aurait une chance sérieuse de battre M. Labeaume en 2017?
La seule personne que je vois est Agnès Maltais.
Personnalité politique forte réélue plusieurs fois comme députée malgré des vents très défavorables, sa crédibilité serait immédiate. Si en 2013 un inconnu (David Lemelin) a pu aller chercher 24 % des votes, je peux difficilement imaginer que Mme Maltais n'irait pas chercher au moins 30 % d'intentions de vote dès l'annonce de sa candidature. Nous aurions alors les conditions pour un sain débat électoral. 
Eric Alvarez, Québec