Si Brad Wall désire vraiment faire transiter son pétrole à travers notre province, il devrait commencer par faire l'effort de ravaler son mépris envers nous et de montrer un peu de civilité, estime l'auteur.

Des réserves naturelles d'eau potable

Le maire Régis Labeaume propose de transformer 246 propriétés municipales en réserve naturelle pour protéger le bassin versant et la prise d'eau potable du lac Saint-Charles. Dès la fin des années 70, le ministère gestionnaire de la forêt publique avait le souci de protéger la qualité de l'eau lors des exploitations forestières. Cette problématique avait motivé le sujet des recherches de ma maîtrise en aménagement des bassins hydrographiques.
Ces recherches démontraient l'importance de préserver une zone boisée le long des cours d'eau, puisque ces bandes diminuent l'érosion et l'apport de sédiments en suspension, contrôlent la température de l'eau, protègent l'oxygène dissous essentiel à la vie et filtrent l'eau de surface.
Le règlement sur les normes d'intervention des forêts (RNI) oblige encore les compagnies forestières à laisser de telles bandes protectrices de 20 mètres le long des cours d'eau. Voilà comment la nature peut être mise à contribution dans un schéma de développement durable. 
Les gestionnaires des municipalités en amont du lac St-Charles ont la responsabilité d'adopter une attitude socialement acceptable. 
Gaston Déry, Québec