Des femmes en politique... mais à quel prix?

Le Québec est en pleine tempête depuis le reportage de l'émission Enquête, qui a levé le voile sur ce cancer qui ronge les femmes autochtones en Abitibi. À travers ces informations troublantes qui déferlent probablement sur le monde entier actuellement, les commentaires concernant les larmes de la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, me laissent sans voix.
On veut plus de femmes en politique, mais quand il y en a, on veut en faire des hommes. Si elles ont le malheur de pleurer, on analyse leurs larmes pour être bien certain qu'il n'y a pas anguille sous roche. S'il est vrai qu'on veut des femmes en politique, acceptons qu'elles expriment différemment ce qu'elles ressentent.
J'ai entendu plusieurs politiciennes dire: «Quand les hommes mettent leur poing sur la table, c'est qu'ils ont du leadership; quand ce sont des femmes, elles passent pour des hystériques.» Que dire si elles versent des larmes?
Marlène Gagnon, Québec