Des dés pipés

Avant d'entreprendre des consultations publiques devant déboucher pour améliorer, consolider ou trouver un nouveau mode de transport collectif structurant, le maire tenait à se vider le coeur sur la mort de son projet de SRB. Il a vanté son défunt projet, expliquant les différents tracés et finalement donnant des raisons qui favorisaient largement son tracé empruntant le boulevard Charest. Cette démonstration m'amène à conclure que gaspiller des milliards de dollars pour un SRB qui passerait par un secteur à faible densité d'habitation est non viable et inutile.
J'espère que le résultat de cette consultation montrera qu'avant d'investir des milliards dans un nouveau système il faudrait préserver le réseau actuel et investir sur des améliorations pour desservir adéquatement les milliers d'usagers.
Après plusieurs années de restructuration, le réseau de transport en commun est enfin stabilisé et connaît une hausse importante de sa clientèle. Son amélioration devrait passer par l'ajout de nouveaux parcours Métrobus nord-sud, ajout de nouvelles voies réservées, adopter un meilleur contrôle de ces voies, augmenter le nombre d'autobus articulés afin de donner un meilleur service aux citoyens.
La première consultation n'a pas été évidente, car le projet SRB semble plus vivant que jamais.
Jocelyn Boily, Québec
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Bonhomme Sept-Heures
Pour la première fois, à ma connaissance, le premier ministre Philippe Couillard a admis que le Québec a les moyens de devenir souverain tout en s'empressant d'ajouter «mais seulement au prix d'une dizaine d'années de pauvreté».
Et le Bonhomme Sept-Heures d'ajouter : «Quel est le degré d'oppression, d'humiliation, de souffrance, au Québec, qui nécessiterait d'assécher nos services publics pendant probablement au moins une dizaine d'années, de sacrifier nos programmes sociaux, de nous trouver en état de pauvreté plutôt que d'être citoyens d'un membre du G7?» À remarquer ici la subtilité de M. Couillard de mettre en parallèle le «mauvais» relié à la souveraineté et le «bon» de demeurer dans le Canada. Une manipulation perverse visant à mal faire paraître un Québec souverain.
«Voyons donc! Il n'y a pas un Québécois qui veut vraiment ça», conclut le bon docteur Couillard. Le problème, c'est que le «ça» dont vous parlez ne relève d'aucune étude sérieuse... de la poudre aux yeux!
Henri Marineau, Québec