Des démissions qui font réfléchir

Les démissions récentes de Jonathan Julien et Raymond Dion portent un dur coup à Équipe Labaume, mais peut-être encore plus sur la pertinence des partis politiques, à tout le moins en politique municipale.

On comprend le besoin de cohésion, de consensus et de vision commune que peut représenter le regroupement des candidats à une élection à l’intérieur de partis politiques. C’est par contre un peu contraire à l’éthique que de contraindre par la suite des élus à adhérer à des idées et participer à des décisions qui sont quelquefois contraires à leur conscience ou à l’intérêt des gens qui les ont élus.

C’est pourtant le résultat concret de la fameuse «ligne de parti» qui leur est trop souvent imposée.

Personnellement, pour favoriser une meilleure éthique de la représentation électorale, je repenserais l’ingénierie de ce mécanisme de représentation. Les partis seraient des regroupements temporaires de visions partagées, mais aux fins d’élections seulement. Par la suite, les conseillers municipaux deviendraient tous indépendants. On connaîtrait bien sûr les allégeances de chacun, mais on reconnaîtrait aussi aux élus le droit de faire évoluer leur pensée politique tout au long de leur mandat selon leur âme et conscience. Les maires ou chefs de partis devraient ainsi poursuivre des efforts de maintien de cohésion des idées et de persuasion tout au long de leur mandat. Ça les amènerait peut-être à une plus grande humilité et à faire preuve de plus de leadership que d’autorité.

N’est-ce pas finalement le message décodé de ce que vient de  nous dire M. Dion?

André Verville, Lévis