Des CHSLD à échelle humaine

C’est certain qu’un CHSLD ne sera jamais l’équivalent du bien-être d’un domicile. Mais c’est une nécessité pour certaines personnes en lourde perte d’autonomie pour diverses raisons (démence avancée, déficience physique sévère, maladie chronique avancée).

Lorsque le maintien à domicile ne répond plus adéquatement aux besoins de la personne et que ses déficiences ne peuvent être compensées par l’entremise de ressources plus légères (comme des ressources intermédiaires), la solution la plus appropriée devient le CHSLD.

Je vous invite à venir constater que ce milieu de vie peut être adéquat, humain et rempli d’amour. J’ai la chance d’exercer la médecine dans deux établissements de Charlevoix-Est, à Clermont et à La Malbaie. On y trouve du personnel dévoué et encore enthousiaste. Pourquoi? Parce qu’ils ont à cœur d’offrir des soins personnalisés, adaptés à chaque personne, parce que ce sont bien des personnes humaines qu’ils soutiennent et non des numéros.

Ce sont des centres à dimension humaine, c’est-à-dire de petits centres qui permettent au personnel de connaître chacun des résidents par leur nom et non par leur numéro de chambre. C’est un gros avantage par rapport aux CHSLD beaucoup plus imposants. Un modèle que l’on devrait privilégier davantage. Non, nous n’avons pas plus de ressources humaines qu’ailleurs. Le personnel insuffisant se voit souvent obligé d’accepter des quarts de travail prolongés (les 16 heures obligatoires lorsqu’il est impossible de trouver un remplaçant). Malgré tout, ils continuent à offrir des soins de qualité adaptés à chaque personne.

C’est certain que tout ce personnel dévoué souhaite le rehaussement des ressources humaines annoncé et cela permettra encore une meilleure qualité de vie à nos résidents hébergés en CHSLD. Car un service de qualité en CHSLD, cela existe et peut être bonifié.

C’est ce que je souhaite à tous en 2019.

Pierre Carrier

Médecin de famille

La Malbaie

+

«ON VOIT CE QUE TU PORTES» 

Saviez-vous que dans les pays les plus pauvres d’Afrique de l’Ouest, il est un proverbe qui dit : «On ne voit pas ce que tu manges, on ne voit pas où tu habites, on voit ce que tu portes.» Donc, on tente là-bas, même dans le dénuement presque total, de respecter, par son allure, les gens que l’on rencontre. Comme nos ancêtres pauvres dans le fond de leur campagne se mettaient «beaux» pour les fêtes et tout autre événement. Cela s’appelle «l’élégance du cœur», celle du langage, de l’habillement, cela s’appelle aussi le respect.

Denyse Audet

Québec