Dépoussiérer la ville

En prenant connaissance de la candidature de Nicolas Lavigne-Lefebvre aux élections municipales de novembre prochain, j'ai senti une bouffée d'air frais. Il est plus que temps, à mon avis, qu'un nouvel horizon s'ouvre à la population de Québec.
Ce nouveau parti, Option Capitale-Nationale, affiche fièrement ses orientations, ses principes et ses choix. Voici donc une excellente façon de proposer une nouvelle optique, de laisser entrevoir des perspectives originales, de dépoussiérer enfin la ville que nous souhaitons tous : plus verte, plus conviviale, mieux adaptée au XXIe siècle, un territoire qui nous appartiendrait et qui serait géré en fonction de la seule réalité québécoise.
Spontanément, j'adhère à cette idée d'instaurer un mode de transport en commun efficace, au lieu de ne prévoir que l'élargissement des autoroutes et l'établissement d'un «troisième lien». Je me permets de faire remarquer qu'il s'avère presque impossible de repeindre notre deuxième lien, ce qui laisse à penser que la nouvelle infrastructure serait très certainement négligée dans peu de temps.
Pour l'instant, l'opposition au conseil municipal de Québec affiche ses faiblesses, ses mésententes, son incapacité à freiner si peu que ce soit ce maire bien-aimé qui adopte de plus en plus l'attitude arrogante de son statut qu'il croit éternel.
Nicolas Lavigne-Lefebvre est jeune, enthousiaste, plein d'idées, et courageux au point de vouloir détrôner ce Goliath apparemment immuable.
Que les Québécois se réveillent enfin, qu'ils osent espérer un autre représentant que ce fort en gueule mal dégrossi qui voue à l'automobile des hommages coûteux, extravagants et sans avenir.
Une autre voix, un autre homme, d'autres points de vue, un autre style de gestion, voilà ce qui devrait attirer plus d'un électeur déçu et impatient.
Geneviève Laplante, Québec
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Bouffer l'espace
Quand je passe devant la maison des Frères de Saint-Vincent-de- Paul sur le chemin Sainte-Foy, j'ai un sentiment de paix et de douce détente. Bientôt, cette oasis sera convertie en logements probablement aussi hideux que tous ceux que l'on voit le long du chemin Sainte-Foy. Quand la Ville ou un promoteur immobilier voit un espace herbacé, gazonné et vacant, sa réaction est semblable à celle du renard qui rencontre un poulet. Le bouffer!
Yvon Dubuc, Québec
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Briser l'isolement de la Basse-Côte-Nord
La presque totalité de la Basse-Côte-Nord n'est toujours pas rattachée au reste du Québec. Il reste plus de 400 kilomètres de route à construire avant d'atteindre Blanc-Sablon et la frontière nous séparant de la province voisine de Terre-Neuve-et-Labrador.
Pierre Arcand, le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, responsable de la région de la Côte-Nord, a précisé que le Plan Nord dont il est aussi le ministre responsable, prévoit relier les villages de Kegaska à Blanc-Sablon, «au coût global de 1,5 milliard». 
Des sommes de 232 millions $ sont déjà prévues dans le cadre financier du Plan Nord pour la partie devant relier Kegaska et La Romaine (48 kilomètres) et celle devant relier Tête-à-la-Baleine et La Tabatière (20 kilomètres), deux tronçons que le ministère des Transports entend prioriser au cours des prochaines années.
Pierre Arcand a souligné qu'une contribution financière d'Ottawa est «essentielle» pour la réalisation des travaux, «d'autant plus que Québec et Terre-Neuve bénéficieraient de la reconfiguration des circuits économiques et des logiques d'échanges que provoquerait le nouvel axe routier interprovincial».
Les municipalités et communautés autochtones de la Basse-Côte-Nord sont isolées du reste du Québec, ce qui complique la logistique de leurs déplacements, affecte leurs conditions de vie et limite considérablement leur potentiel de développement d'activités économiques et de création d'emplois.
André Delage, Québec