Dénoncer via les médias sociaux

La plupart des récentes dénonciations pour harcèlement ou agressions sexuelles ont d’abord suivi le chemin des médias sociaux. Signe des temps ou manque de confiance envers les forces policières?

Force est de constater que l’anonymat des médias sociaux possède l’avantage de lancer des allégations vers un prétendu agresseur tout en maintenant sous silence le nom de la supposée victime. De plus, la rapidité phénoménale avec laquelle les allégations sont véhiculées dans les médias sociaux a un effet mobilisateur instantané auprès des millions d’utilisateurs.

Par contre, le danger d’une telle démarche demeure d’une part le salissage de la réputation du présumé agresseur à partir d’allégations, et d’autre part la possibilité que la plainte ne se rende pas aux forces policières. 

À mon sens, dans le cas où les allégations s’avèrent fondées, elles devraient emprunter la voie légale, afin que la police puisse procéder à une enquête en bonne et due forme. À défaut de quoi l’appareil judiciaire ne pourra entamer de procédures contre l’agresseur.

Henri Marineau, Québec