Selon les sources, entre 10 000 et 15 000 étudiants de l'Université Laval étaient touchés par la grève du 23 mars. Le débrayage est d'une durée d'une à deux journées jusqu'à deux semaines selon les facultés. Il vise à dénoncer les politiques d'austérité du gouvernement Couillard.

Démocratie paradoxale!

(En réaction au texte «Je, me, nous», de la chroniqueuse Mylène Moisan)
C'est quoi au juste? Même si tous les étudiants avaient voté pour la grève de cours, et sans aucun doute de façon démocratique, se priver de ses cours sur plusieurs jours, cela deviendrait-il une décision adéquate? Se priver de ses cours, accessibles et dûment payés, pour dénoncer des coupes budgétaires menaçant entre autres des cours universitaires et leur qualité, n'est-ce pas paradoxal? En quoi se priver de cours, les retarder, apporte-t-il des solutions  à des décisions du gouvernement, aussi dérangeantes et contestables soient-elles?
L'horaire des cours universitaires permet sûrement de manifester sans se punir soi-même, et tout en étant visible. Sinon, comment se plaindre que les parents, la société n'accordent pas d'importance à l'éducation, aux savoirs universitaires, si on peut s'en passer, se presser à terminer, pour contester lorsque des décisions ne correspondent pas aux nôtres?
Hélène Jean, Québec