Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et le président français, François Hollande, tiennent tous deux à maintenir un traitement spécifique pour leurs étudiants.

Délicatesse pour Hollande

Je me souviendrai toujours qu'il y a déjà quelques années, la reine Elizabeth II avait pris la parole à la Chambre des communes, à Ottawa. On ne lui voyait que les yeux et le chapeau.  De mémoire, la reine avait cru bon s'excuser parce qu'on ne la voyait pas!  Personne à Ottawa n'avait pensé que la reine n'est pas très grande et qu'il aurait fallu prévoir une petite plateforme sur laquelle elle aurait pu monter pour être plus à l'aise. Quelques décennies plus tard, au même endroit, on a fait la même erreur envers le président de la France, François Hollande, qui est de petite taille.
Par contre, à Québec, quand le président a pris la parole devant l'Assemblée nationale, on avait pensé à un genre de lutrin moins haut. Lors de son discours au Château Frontenac, on avait pensé à installer une plateforme pour que le président de la France soit vu en plan américain pour faire son discours. Le premier ministre qui a pris la parole après le président de la République a été chanceux de ne pas tomber en quittant le lutrin, il a perdu pied à cause de la marche de la plateforme!
Je tiens à féliciter le premier ministre Philippe Couillard de sa grande éloquence lorsqu'il improvisait en parlant de ses racines - il parlait de l'abondance du coeur et en communication orale, c'est toujours gagnant. Ce n'était pas du tout une cassette!
Marie-Laurence Nadeau, Québec