Déficit d’attention… et pourquoi pas?

Quand je me suis renseigné il y a quelques années sur le TDA, j’ai rapidement reconnu mon cerveau qui pense à plein de choses à la fois et qui apprécie passer constamment d’une tâche à l’autre. Je le connais bien, depuis 66 ans…

J’y ai toujours vu un signe de grande curiosité, voire un indéniable atout. Aussi, jamais il ne me serait venu à l’esprit de prendre des médicaments pour harnacher cela, au contraire! Déficit d’attention, certes, mais seulement pour ce qui représente peu — ou pas — d’intérêt pour moi. Plutôt logique, non? Alors, comme l’école a été à mes yeux d’un ennui profond, il était parfaitement compréhensible que j’y aie vécu des difficultés de concentration. Rester assis à longueur de journée dans une salle de cours relève de l’exploit, surtout que les classes dignes de la Société des poètes disparus capables d’enflammer les étudiants sont probablement rares. En revanche, mon attention est totale pour tout ce qui me passionne, et la liste de centres d’intérêt est longue! Ah oui, j’oubliais, le fait d’avoir été intimidé quotidiennement durant tout le primaire et le secondaire n’a sûrement pas aidé à me faire apprécier le moule scolaire…

Gilles Levasseur, Québec