L'Université Laval, à Québec

Déçu de mon alma mater

Réaction au texte «Financement : L'Université Laval lance un SOS au privé» de la journaliste Daphnée Dion-Viens
J'ai quelques difficultés avec les autorités de mon alma mater. Dois-je vous rappeler les nombreuses manifestations étudiantes du printemps dernier et le discours des leaders étudiants qui, dans leur sagesse, nous apprenaient que les universités n'étaient pas sous-financées mais plutôt mal administrées. Je suis quelque peu cynique, mais lorsque le vice-recteur Éric Beauce lance un appel à la générosité ($) des entreprises privées en leur rappelant que l'effort demandé n'est pas un fardeau ni une dépense mais un investissement. Permettez-moi de douter que votre appel soit entendu, parce que les principaux intéressés, à savoir les étudiants, refusent d'investir plus d'argent dans ce que vous qualifiez «d'investissement». Les premiers bénéficiaires (les étudiants) ont d'autres chats à fouetter. Bonne chance à Mme Marois qui s'est peinturée dans le coin en portant le carreau rouge par opportunisme politique, sans en mesurer la portée sur les finances publiques et le financement des universités.
Michel Chouinard, Sainte-Anne-de-la-Pocatière