« On a voulu protéger l'agresseur parce qu'il a un siège à l'Assemblée nationale », a déclaré la victime Alice Paquet.

De victime à accusée

Suite à la malheureuse affaire Paquet-Sklavounos certains animateurs ou chroniqueurs deviennent juge ou jury en essayant de trouver des contradictions dans les propos de la victime. Tout le monde se l'arrache et s'improvise spécialiste afin de la faire parler et de poser les questions pour la contredire. Comme c'est souvent le cas malheureusement c'est rendu un contre-interrogatoire médiatisé et la victime est devenue l'accusée.
Il y a même un député libéral qui a publiquement dit ce qu'il pensait et a mis en doute la parole de la présumée victime, il s'est vite excusé, mais le mal était fait. La sagesse et la prévoyance de certains médias ont été  bafouées dans cette saga. 
Des animateurs de ligne ouverte sont allés jusqu'à comparer le viol d'une personne avec un vol d'auto dont on a oublié de verrouiller les portes. Il faudrait poser la question à ces animateurs à savoir de quelles portes la victime a laissées ouvertes?
Un chroniqueur défendant le député a écrit que Gerry Sklavounos subissait un procès et une condamnation publique. Même ce chroniqueur-animateur a oublié la pauvre victime.
Jocelyn Boily, Québec