De l'opposition, svp

Ça fait 10 ans que le maire Labeaume crâne et persifle sur toutes les tribunes. Que les citoyens de Québec veuillent le réélire, libre à eux de le faire, mais il faut lui envoyer dans les pattes une opposition structurée et efficace.
Il y a dans les partis d'opposition des gens fort qualifiés et capables d'encadrer les faits et gestes de notre petit Napoléon. Une bonne dizaine d'opposants équilibrerait le conseil et ferait sentinelle. 
Présentement, le maire a beau dire que le passé est garant de l'avenir, ce n'est pas une raison pour lui laisser chemin libre à tout vent. Le roitelet a besoin de se faire entourer et de se faire dire la vérité en pleine face. Bref, il y a beaucoup trop d'ombre dans son programme. Il faut le forcer à bien gérer la ville dans les années à venir. Un cheval de course doit toujours être bridé.
Lévis Bouchard, Québec
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D'Avro Canada à Bombardier
Le 20 février 1959, le premier ministre du Canada John Diefenbaker mettait fin au programme de l'avion-chasseur supersonique CF-105 Avro. Cet avion était l'avion militaire le plus avancé au monde technologiquement. Les États-Unis ont alors convaincu le premier ministre de mettre fin au programme et de plutôt acheter des missiles Bomarc produits aux États-Unis pour se défendre des Russes dans le contexte de la guerre froide. Nos plus brillants cerveaux dans le monde aéronautique se sont envolés aux États-Unis pour travailler pour Boeing, McDonnell et autres compagnies. Les 60 000 employés de Avro et ses sous-traitants furent licenciés. Nous avons perdu une expertise technologique incroyable ainsi que des emplois de très haute qualité. Bombardier Aviation est ensuite né des ruines d'Avro Canada et de la compagnie De Havilland.
Plus de 50 ans plus tard, Bombardier met en production un avion civil des plus avancés au monde technologiquement. L'histoire se répètera-t-elle? Les Américains ne supportent pas qu'un petit pays voisin leur dame le pion technologiquement et menace leur hégémonie. Le premier ministre Justin Trudeau fera-t-il de lui un Diefenbaker? J'ose espérer que ce ne sera pas le principal legs qu'il laissera à l'histoire. Il est connu que Boeing est et a été subventionné à plus de 10 milliards $ par le gouvernement américain et l'État de Washington. Pourquoi ne pas aussi nous imposer des droits compensateurs du même ordre aux achats d'avions et pièces de Boeing?
Gaétan Arsenault, Québec