De l’espace dans les bouchons!

En réaction à la chronique «Le bouchon venu de nulle part» du journaliste Jean-François Cliche parue le 22 octobre

Excellent article, félicitations.

Depuis des années, je tente de «briser» le phénomène en mettant un peu plus de distance qu’il serait nécessaire à l’avant de ma voiture sans toutefois toujours réussir à éviter les freinages inutiles de la gang de «pressés» qui se suivent «dans le cul» l’un de l’autre en avant de moi.

Je constate que le phénomène est extrêmement coûteux en énergie perdue dans des freinages inutiles. Au Québec, le phénomène est beaucoup plus fréquent qu’ailleurs au Canada et aux États-Unis et je l’explique par la plus grande impatience des conducteurs, surtout dans la voie de gauche de l’autoroute 20 qui est, dans la tête du conducteur québécois moyen, une voie de dépassement où on veut toujours aller plus vite que la voiture qui nous précède, maintenant une «pression» sur celle-ci pour que son conducteur accélère ou nous cède le passage. Le grand nombre de voitures qui se suivent ainsi à plus grande vitesse et courte distance enclenche le phénomène à répétition.

Quand je reviens de Montréal sur la 20 en fin d’après-midi, je deviens souvent «tanné» de ce petit jeu qui recommence sans cesse et je me rabats sur la voie de droite où il y a des camions et des voitures qui se contentent de suivre le trafic. Le plus étrange, c’est que c’est souvent plus rapide ainsi parce qu’il y a trop de gens qui veulent aller plus vite, donc d’automobiles dans la voie de gauche, ce qui finit par jouer contre eux!

André Verville, Lévis