Pitbull

D'autres pays ont déjà banni les pitbulls

En réaction à l'éditorial de Jean-François Cliche «Pitbulls : la fausse solution» publié le 11 juin
Monsieur Cliche,
Si le Canada interdisait purement et simplement la possession des pitbulls, il suivrait l'exemple de plusieurs pays avancés qui ont déjà adopté des lois à cet égard. Citons le Royaume-Uni et l'Irlande du Nord, l'Irlande, la Norvège, le Danemark, la France, l'Allemagne et l'Australie! Aux États-Unis, les pitbulls sont interdits sur les bases du Corps des Marines, parce que jugés trop dangereux! Visiblement, le bannissement de cette race agressive plaît à beaucoup d'esprits.
Le pitbull tire son origine des molosses qu'on dressait, au XIXe siècle, pour des combats de chiens et de taureaux. On a donc favorisé chez la bête l'agressivité, la force et la rapidité. Que certains propriétaires d'aujourd'hui en fassent des chiens de maison et que certains les dépeignent comme de braves toutous, cela ne change rien à l'affaire : le pitbull est une bête créée pour l'attaque. Je soupçonne ceux qui aiment cette race d'être sensibles, à des degrés divers, à cette mystique du «chien de combat» et à l'aura de dangerosité qui l'entoure. La violence fascine.
Tous les goûts sont dans la nature, sans doute, mais pour la même raison qu'on ne tolère pas que son voisin s'arme comme une nation en guerre, les chiens de combat n'ont pas leur place parmi les humains.
Puisque vous aimez faire appel au bon sens et à la rationalité de vos lecteurs, je vous soumets la proposition suivante, appuyée sur le principe de précaution. Ce n'est pas une nécessité de la vie d'avoir un pitbull! Qu'on bannisse donc tout simplement cette bête controversée et que ceux qui veulent un chien se tournent vers une race moins dangereuse.
Raymond Duchesne