Des entreprises spécialisées en environnement étaient toujours présentes lundi pour récupérer les hydrocarbures qui ont été déversés après le naufrage d'un remorqueur.

Danger sur le fleuve

Urgence-Environnement et plusieurs organismes gouvernementaux en ont arraché pour contenir 22 tonnes de carburant échappées d'un bateau-remorqueur ayant sombré au port de Trois-Rivières, sur le fleuve Saint-Laurent. Le propriétaire, responsable de la contamination, devrait recevoir une facture salée. Quand on sait qu'il n'y a aucun plan d'intervention en cas de déversement majeur sur le fleuve, qu'est-ce que ce sera si un superpétrolier pouvant contenir de 70 000 à 200 000 tonnes de pétrole sale albertain (comme il en circule jusqu'à trois par mois) coule à pic, chargé à bloc, entre Sorel et Trois-Rivières? Le cas échéant, le chef du gouvernement libéral, Philippe Couillard, soutiendra-t-il toujours, parce que nous sommes récipiendaires de la péréquation, qu'il faut faire notre part en contribuant à l'économie canadienne, donc au transport sur le fleuve du pétrole des sables bitumineux?
Urgence-Environnement et plusieurs organismes gouvernementaux en ont arraché pour contenir 22 tonnes de carburant échappées d'un bateau-remorqueur ayant sombré au port de Trois-Rivières, sur le fleuve Saint-Laurent. Le propriétaire, responsable de la contamination, devrait recevoir une facture salée. Quand on sait qu'il n'y a aucun plan d'intervention en cas de déversement majeur sur le fleuve, qu'est-ce que ce sera si un superpétrolier pouvant contenir de 70 000 à 200 000 tonnes de pétrole sale albertain (comme il en circule jusqu'à trois par mois) coule à pic, chargé à bloc, entre Sorel et Trois-Rivières? Le cas échéant, le chef du gouvernement libéral, Philippe Couillard, soutiendra-t-il toujours, parce que nous sommes récipiendaires de la péréquation, qu'il faut faire notre part en contribuant à l'économie canadienne, donc au transport sur le fleuve du pétrole des sables bitumineux?
Sylvio Le Blanc
Montréal