Cruels divertissements

Dans tous les festivals où les animaux servent de faire-valoir aux «courageux» compétiteurs, leur souffrance ne vise qu'à exciter la foule de badauds et faire sonner les caisses enregistreuses. Les faux taureaux et chevaux «sauvages» qu'on maltraite publiquement, les petits veaux que l'on bouscule, étrangle et ligote avec rudesse, voilà ce qu'on fait, dans ces «festivals», du respect normalement dû à ces bêtes paisibles et inoffensives.
La popularité de ces entreprises honteuses, dignes des foires de cirque du XIXe siècle, nous amène à un constat évident. Susciter les pulsions primaires de la foule avec de telles activités accessibles même à des enfants - comme c'était le cas dans les arènes romaines - reste un divertissement inutilement cruel qui accentue l'incompréhension de l'homme envers l'animal.
Ces brutaux exercices valorisent une fausse supériorité de l'homme sur l'animal, nous éloignent de la compréhension et de la compassion que nous, supposément intelligents, devons à tous les animaux qui partagent notre planète.
Faisons donc comme eux, laissons les autres êtres tranquilles et mangeons des céréales, nous deviendrons plus sensibles à la vie!
Gaston Bergeron, Québec