Croisières et poussières

On annonçait il y a quelques semaines des investissements importants pour doubler le nombre de croisiéristes dans le secteur de la Pointe-à-Carcy.

Espérons qu’on a prévu une stratégie pour protéger tous ces visiteurs d’un potentiel nuage toxique (par exemple, de la poussière rouge) qui se dirigerait malencontreusement dans leur direction plutôt que vers le secteur Limoilou-Maizerets. Un frein potentiel mais réel au développement d’une activité hautement rentable pour toute la région.

À cet égard, n’est-il pas temps d’avoir une loi obligeant l’entreposage «sous couvert» de tout vrac solide situé en zone urbaine? Ce concept avait même été retenu en 2017 par l’administration du Port de Québec dans son projet Beauport 2020 (page 3-15).

Mais par-dessus tout, cela permettrait d’éliminer certains irritants affligeant celles et ceux qui habitent en permanence près de ces dépôts, tel qu’illustré dans le récent documentaire Bras de fer des frères Seaborn.

Rappelons que l’espérance de vie des gens de la basse-ville de Québec est inférieure de sept ans à celle des habitants des quartiers limitrophes tout en générant des coûts élevés de santé que doit assumer toute la population.

En cette période électorale, il importe que tous les partis politiques s’accordent enfin pour résoudre ce problème plutôt déshonorant.

Jacques H. Lachance, Québec