Coup d’épée dans l’eau... potable

Le journaliste Jean-François Néron a livré un résumé révélateur du jugement de la Cour supérieure sur le règlement de contrôle intérimaire (RCI) de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ). La protection des sources d’eau potable dans les bassins versants des rivières Montmorency et Saint-Charles est l’objet d’un deuxième coup d’épée… dans l’eau potable.

Comment s’expliquer qu’après 10 ans de croisade de M. Régis Labeaume, maire de Québec et président de la CMQ, sur cette problématique, que nous en soyons là. La population de l’agglomération de Québec en attendait beaucoup plus de son premier leader. 

Depuis des années, je crois que les maires et les conseillers municipaux sont en situation de conflit d’intérêts, la plupart des fois où ils ont à choisir entre le développement résidentiel et la protection de l’environnement et de ses composantes comme l’eau.

À la CMQ, peut-être qu’il reste une lueur d’espoir. En effet, le maire de Lac-Beauport, M. Michel Beaulieu, lance un appel au dialogue afin d’arriver à une entente sur une proposition globale de protection des sources d’eau potable pour l’ensemble du territoire de la CMQ.

Mesdames et messieurs élus de la CMQ, saurez-vous saisir cette «main tendue» et assumer pleinement votre responsabilité de gestionnaire de l’eau… dans une approche par bassin versant? Les citoyennes et citoyens de l’agglomération de Québec se le souhaitent sûrement.

André Demers, Québec