Philippe Couillard

Couillard, un «Ebenezer Scrooge» québécois

Philippe Couillard s'est transformé ce Noël en Ebenezer Scrooge Québécois. Comme le personnage du conte de Charles Dickens, le premier ministre n'a pas hésité à mettre à pied des milliers de personnes, surtout dans les régions éloignées, pour pouvoir économiser quelques sous. En utilisant le prétexte de l'assainissement des finances publiques, il a plongé le Québec dans l'austérité, avec comme seul objectif de démanteler l'État québécois.
Les promesses brisées sont les briques qui pavent le chemin de Philippe Couillard, Gaétan Barrette, Martin Coiteux et Pierre Moreau qui se sont fait élire sur un tout autre programme politique que celui qu'ils appliquent. Ils attaquent directement le modèle québécois, détruisent le filet social et compromettent la reprise économique. Leur totale indifférence pour les services publics et ceux qui y travaillent frise le mépris et sous-entend qu'ils ne valent rien.
Aux dires du gouvernement, il peut couper partout dans les rangs des travailleurs de l'État sans que la population en ressente de conséquences. Que 9000 enseignants de la Commission scolaire de Montréal réclament la démission de leur ministre ne le fait même pas sourciller. En santé, au lieu de s'attaquer à la surcharge de travail du personnel soignant, il s'évertue à nier les problèmes soulevés par les travailleurs qui donnent les soins aux patients. Gel salarial, refonte des retraites, atteinte aux droits des travailleurs à statut précaire, rien ne fait trop mal pour l'arrêter. Le Québec fait même l'erreur qu'ont commise certains de ses défunts prédécesseurs de couper les vivres aux arts et aux artistes. Les poèmes redeviendront les armes du peuple. 
Sapin de Noël brûlé, joyeux Noël et bonne austérité! L'année 2015 sera celle de la mobilisation.
Michel Gourd, L'Assomption-de-Patapédia